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Tout petit déjà tu avais la tête dans les nuages. Et bien qu'en grandissant tu t'es rapproché du ciel, les nuages étaient toujours aussi inaccessibles.
Alors tu es parti dans tes songes, tu as touché le ciel dans ton monde. Arrête de rêver! Ce sont des paroles que, sans cesse, ceux qui te veulent du bien t'ont inculqué. Fourbes comme tu es, tu as fais croire à tout le monde que tu as remis les pieds sur terre. Mais les étoiles ne t'ont jamais quitté. Et dans ta tête le rêve ne faisait que somnoler.
Et puis un beau jour en 1990 j'ai quitté le plancher des vaches. Un jour tous les feu était au vert. C'était si simple, il suffisait de mettre les gaz à fond, regarder droit devant et laisser faire la nature. J'étais dans un ATL de la marque Robin. Juste une chouilla plus gros qu'un ULM .. c'était la mobylette des avions. Je m'en fiche, ce qui compte c'est d'aller un peu plus près des nuages.
Je pourrais vous parler longtemps de l'aéronautique en terme de physique ou de mathématique. Je pourrais parler des vortex anarchique en bout d'ailes, de la portance ou du pitot. J'ai du plancher des millier d'heure sur ses thèmes, c'était comme une substitution au vol. Je pourrais également parler de l'aéronautique en terme d'historique, de découvert, de classification d'aéronef ou de moyen de radio guidage.
Mais écorcher ces thèmes pour parler de l'aviation légère, c'est comme parler d'enzyme ou de muscle strié squelettique, pour évoquer une cassolette de poisson et coquille saint-Jacques. Ce que j'ai éprouvé lors de mon premier vol, le premier réflexe que j'ai eu c'est de rien dire à personnes. C'est trop intime, trop personnelle. Et mois je suis trop timide pour ça.
Et puis, je me suis dit: Pods, quand même, les belles choses ne vaut que si on le partage. Alors la manette des gaz à fond, le compte tour indique 4000 tr/mn, j'aligne le nez de mon avion sur la bande blanche du milieu de la piste. C'était rapide et lent en même temps. Vers 80km/h je me rends compte que la piste s'éloigne comme quand quelque chose tombe. On aurait que la terre s'ouvrait et que la piste tombait dedans. Il m'a fallut un peu de temps, pour me rendre compte que les roue de l'avion ne touchait plus le sol.
Un sentiment de panique, avec beaucoup d'excitation et une pincé d'émerveillement m'envahissait. J'ai du laisser échapper une petite larme. Toute petite, parce que j'ai mon orgueil de mâle tout de même.
Comment dire, là-haut,enfin je devrait dire ici, tout est différent, la vache ont la taille des moutons, et les champs de luzerne faisait des patchworks d'un très mauvais goût.
Ici, même l'air est plus sucré. Ici le bruit du moteur me fait me sentir gêné. D'ici on voit loin. Ici les château d'eau ressemble au ding-ding des vieux flipper.
J'ai voulu réaliser mon rêve, j'ai voulu toucher les nuages. Je l'ai fait me je ne conseille à personne.
Pourquoi ? J'ai voulu effleurer le nuage en passant très près de lui en dessous. Contrairement à ce que l'on peut croire, un nuage c'est quelques chose plein d'énergie. A son approche, je me suis fait secoué comme jamais. C'est un peu comme quand vous rouler sur les ralentisseurs, mais a fond et qu'il y ait des dizaines de ralentisseurs bout à bout.
Je souhaites à tous ceux que j'aime de pouvoir prendre les commandes de leurs avion un fois dans leur vie.
Si vous êtes sages, la prochaine fois je parlerais des envies hormonale des nuages.
Bonne journée |